Maisons à pans de bois "Des maisons qui racontent"

Le quartier médiéval de Donzy, vous découvrirez l'histoire de Donzy qui était autrefois le chef lieu d'une importante baronnie.

La partie ancienne de la ville ne manque pas de pittoresque avec ses vieilles rues et ses ruelles. On y trouve des maisons à pan de bois des XVe et XVIe siècles. Cet ensemble a été inscrit à l'Inventaire des Sites en 1976.

Photo : ces deux édifices abritaient la maison des échevins, l'école et la prison au XVe siècle.

Histoire et origine de Donzy

Donzy fut autrefois la capitale d’une importante baronnie connue dès le XIe siècle.

 

Ses origines sont quelque peu obscures, une agglomération se constitua d’abord à Donzy le pré, aurait été créée sous l’empereur Sévère, et Dyonisus, un de ses généraux, lui aurait laissé son nom.

 

Il est fait mention pour la première fois de cette ville sous le nom de Domiciacus, dans les statuts de Saint Aunaire en 596 et sous l’épiscopat de Saint Tétrice en 691. Elle prit le nom de Dominici au XIIe siècle, et prendra son nom définitif, Donzy, à partir du XIIIe siècle.

 

A la fin du VIe siècle, une église y fut probablement établie, et devint au XIIe siècle le Prieuré Bénédictin de Notre Dame du Pré, dépendant de l’ordre de Cluny.

 

Mais à quelque distance plus à l’Est, au confluent du Nohain et de la Talvanne, sur une butte escarpée, les barons de Donzy, vassaux des évêques d’Auxerre avaient établi au XIe siècle un château.

 

Dès le XIIe siècle, Donzy devint le siège d’une puissante baronnie de l’Auxerrois avec sept châtellenies : Cosne, Entrains, Saint Sauveur, Corvol l’Orgueilleux, Billy-Etais, Druyes et Châtel Censoir. Les barons de Donzy devenus comtes de Nevers élargirent leurs possessions et devinrent comtes de Flandres et ducs de Bourgogne.

 

Pendant la guerre de Cent Ans, Donzy se rangea dans le camp anglo bourguignon et sa position au Nord du Nivernais lui fit jouer un rôle important. La cité fut attaquée et incendiée à de nombreuses reprises, son château et ses remparts démolis. À la suite de ces attaques, les habitants de Donzy le Pré vinrent trouver refuge au pied du château baronnial en partie restauré*. Ils édifièrent leurs maisons autour de la collégiale saint Carrad’heuc bâtie au XIIe siècle dans la basse cour du château.

 

Pendant plusieurs siècles, Donzy fut partagé en deux agglomérations : Donzy le Pré et Donzy le Châtel.

 

La nouvelle ville prospéra et bientôt supplanta l’ancienne.

 

Grâce à un octroi accordé par le roi Charles VII, le 11 avril 1448, les habitants entourèrent la ville de Donzy le Châtel de fortifications.

 

A sa mort en 1384, Louis III de Masle, comte de Flandre, comte de Nevers et baron de Donzy faisait de sa fille Marguerite et de son gendre Philippe le Hardi, duc de Bourgogne, les plus puissants seigneurs d’Europe.

 

Ils possédaient : le duché de Bourgogne, le comté de Nevers, la baronnie de Donzy ainsi que les comtés d’Auxerre, de Tonnerre, de Rethel, d’Artois, de Flandre et du Brabant.

 

Au XVIe siècle, Donzy le Châtel ne suffisant plus à contenir ses habitants, quatre faubourgs furent créés : de Bouhy, de Larré, de la ville neuve et de la porte d’en bas.

 

Ces faubourgs furent créés le long de routes nouvelles. Elles mettaient Donzy en communication avec le Val de Loire, d’un côté et la Bourgogne de l’autre. La ville neuve était peuplée de couvents et de beaux hôtels particuliers entourés de jardins.

Au XIXe siècle, la construction de la voie ferrée de Paris à Nîmes qui doublait la Nationale 7, ancienne route royale, a donné aux villes riveraines de la Loire, comme Cosne et La Charité, l’occasion d’un nouvel essor. Donzy s’est trouvé alors à l’écart de l’axe de communication qui va de Paris vers le Sud de la France.

 

La révolution industrielle du XIXe siècle et sa situation géographique seront à l’origine de son déclin.

 

* Le 11 juillet 1170, aidée par les troupes du comte Guy de Nevers, l’armée royale de Louis VII Le Jeune, emporta les défenses de Donzy. Ce fut un ouragan ; la garnison fut passée au fil de l’épée, le château démantelé, les habitations incendiées. Le baron Hervé III reconstruisit le château dans des dimensions plus modestes. Le 13 mai 1434, le château fut une nouvelle fois assiégé et ruiné par les troupes d’Arnaud Guilhem de Bourguignan, lieutenant du roi Charles VII.