Le Prieuré Notre Dame du Pré

Notre Dame du Pré, abbaye construite en 1107, prieuré rattaché à l'ordre de Cluny. Vous serez éblouis par son tympan, l'un des exemples les plus remarquables de la sculpture bourguignonne du XIIème siècle :

 

L’église Notre Dame de Donzy le Pré est en grande partie détruite. Cependant on pouvait voir encore au XIXe siècle, près du mur de soutènement du cimetière, la crypte qui s’étendait sous le chœur.

 

C’est pendant le règne de Geoffroy III, baron de Donzy que son frère Hervé II entreprit la construction du prieuré Notre Dame du Pré dont la date de construction couramment admise est 1107

 

L’église eut beaucoup à souffrir, dès la fin du XIIe siècle lors de la prise du château de Donzy. Le 11 juillet 1170, les troupes réunies de Louis VII et Guy, comte de Nevers détruisirent tout sur leur passage ; ce fut un ouragan : la garnison fut passée au fil de l’épée, le château démantelé, les habitations incendiées. Les lieux du culte ne furent pas épargnés, la collégiale de Donzy le châtel fut détruite et le prieuré très endommagé. En 1359, Les troupes du roi d’Angleterre Edouard III ravagèrent à nouveau les domaines de Louis III. Dit de Male, comte de Flandre, de Bourgogne, d’Artois, de Nevers et de Rethel : le Donziais, le Nivernais, la Puisaye et l’Auxerrois. Le prieuré eut tant à souffrir de ces ravages que le Pape Urbain V promit des indulgences à tous ceux qui aideraient à sa restauration. A nouveau, l’église de Donzy le Pré fut en partie détruite lorsque le 13 mai 1434, les troupes de Charles VII, conduites par Renault Guillin, prirent et dévastèrent la ville,. En 1569, elle fut presque entièrement ruinée lors d’un épisode des guerres de religions. A cette date, l’église et son chœur qui avait été mutilés par ces nombreux ravages n’étaient pas encore restaurés. .

 

Mais, comme les grandes abbatiales de Cluny et de Jumièges, c’est sous la Restauration que l’église Notre Dame du Pré, qui avait traversé sans trop de dommages la grande tourmente révolutionnaire, subit les plus graves mutilations. Elle fut en effet mise en vente par le conseil municipal pour se procurer des ressources et la plus grande partie fut démolie. De l’antique basilique, une des plus belles du Nivernais, il ne reste plus que les ruines des trois premières travées de la nef, la façade occidentale, et la tour qui a été restaurée.

 

Le tympan est un des exemples les plus remarquables de la sculpture Bourguignonne du XIIe siècle :

Le moulage s’en trouve d’ailleurs à Paris à la cité de l’architecture du patrimoine au palais Chaillot. Fait de trois dalles assemblées, il porte trois figures en haut relief : au centre, la Vierge en majesté présentant l’enfant Jésus sur ses genoux, à droite, un ange thuriféraire agitant un encensoir, à gauche un homme coiffé d’un bonnet juif tenant d’une main une tige d’arbre, de l’autre un phylactère où était inscrite sa prophétie « qu’une tige sortirait de l’arbre de Jesse ». On s’accorde à reconnaître cet homme comme le prophète Isaïe.

 

 

Lien : Moulage du tympan à la cité de l'architecture du patrimoine au palais Chaillot Paris