Château des Barons de Donzy

Le château de Donzy, était à la fin du IXe siècle, une forteresse redoutable et une habitation seigneuriale importante.

 

Vaste et bien bâtie, cette belle construction s’élevait au sommet d’un coteau qui domine la ville au sud-est, d’où elle étendait au loin sa puissante protection.

 

Son enceinte était alors très vaste et devait même comprendre ce qu’on appelait la ville fermée ou l’ancienne ville de Donzy s’étendant de la porte Saint Christophe à l’entrée de la porte Notre Dame. La collégiale de Saint Carrad’heuc est aujourd’hui à une vingtaine de mètres des murs d’enceinte du château.

 

L’Abbé Lebeuf place l’église Collégiale et l’auditoire dans l’intérieur des murs de l’ancien château.(1).

 

Édifié à partir du XIe siècle probablement par le baron Geoffroy Ier de Donzy, le château occupait alors un large espace sur l’éperon dominant la vallée du Nohain. Cette forteresse placée à l’est de la ville était entourée de murs rendant l’attaque de cette place très difficile.

 

Les oriflammes qui flottaient sur le château fort de Donzy, portaient les armes des seigneurs de Donzy : fond d’azur à onze billettes. La ville de Donzy prit comme blason : fond d’azur à pommes de pin d’or qui étaient les couleurs de Geoffroy III. Elle les a toujours alors qu’elle devrait porter celle du baron Hervé IV qui affranchit la cité en 1198. Les armes de ce seigneur étaient trois chardons d’or avec la devise « qui s’y frotte, s’y pique ».

 

Les fortifications du château sont plus anciennes que celles de la ville qui était venue se grouper au pied de son donjon et de ses murs.

 

C’est seulement à l’époque de l’affranchissement des communes à la fin du XIIe siècle que s’élevèrent les fortifications de la ville. Le château occupait avec ses vastes dépendances toute la surface du plateau où l’on voit encore les ruines de son enceinte fortifiée.

 

La porte principale, placée près du château était crénelée et garnie de herses, située à proximité de l’emplacement de l’actuelle entrée du château, elle s’ouvrait sur la route de Cessy Les Bois. Cette porte très fortifiée gardait le point le plus vulnérable de l’enceinte du château ;

 

une autre porte qui existe encore établissait une liaison directe avec la ville auprès de l’église Saint Carrad’heuc.

 

On voyait aussi trois poternes qui donnaient accès sur les remparts et les escarpes des fortifications.

 

Les fortifications du château garnies de deux énormes tours d’angles étaient reliées à celle de la ville près de la porte Chautard par une forte muraille, partant du point extrême de l’enceinte à l’ouest.

 

Le 11 juillet 1170 le château est rasé par le roi Louis VII le jeune et le comte de Nevers, Guy 1er. Il sera reconstruit dans des dimensions plus modestes

 

(1) Armand Bedu « Le Donziais »


Ayant réuni leurs troupes et déclaré la guerre à Hervé III. , baron de Donzy, ils prirent la ville et s’emparèrent du château pour le piller.

 

Tout au long de la guerre de Cent Ans les combats et incendies se multiplièrent.

 

Le château fut reconstruit et réparé pendant le XIVe siècle mais dans des proportions moins considérables.

 

En 1752, les barons ne pouvaient habiter le château avec leur suite d’officiers et de domestiques ; il ne se composait que de petits corps de logis renfermant chacun cinq à six pièces.

 

L’un tenait au second portail de la cour en entrant par la montée de la ville au château ; il était enclos dans une tour auprès de laquelle était élevée une chapelle seigneuriale.

 

L’autre logement formant la seconde partie dans l’angle des constructions était bâtie en pavillon et avait cinq chambres presque en ruines à cette époque.

 

De ces derniers bâtiments il reste aujourd’hui une assez grosse tour ronde renfermant au rez de chaussée une pièce voûtée qui communique, par un escalier pratiqué dans le mur, avec les deux étages supérieurs non voûtés.

 

A cette tour sont attenants, d’un côté, les restes d’un portail, de l’autre, un bâtiment desservi par un petit escalier en vis ajouré de petites baies carrées à tympan trilobé.

 

Fin XVII, début XVIIIe siècle le domaine passe aux mains de la famille Usquin, propriétaires actuels depuis sept générations.