Église de Sainte-Colombe des Bois

L’église actuelle de Sainte-Colombe des Bois, dédiée au Saint-Esprit fut construite sur l’emplacement d’un ancien sanctuaire élevé par Sulpice de Bourges vers 630. Ce fut une paroisse dès le XIVe siècle. Elle fut construite au XIIIe siècle, mais a subi d’importantes restaurations au XVIe. Elle renferme une nef de deux travées, flanquée d’une grande chapelle seigneuriale, et un chœur à chevet plat.

 

La nef est couverte de voûtes dont les ogives primitives ont été remplacées, au XVIe siècle, par des nervures à moulures prismatiques, qui ont elles-mêmes disparu à l’exception des naissances. Elles retombaient de chaque côté sur des groupes de trois colonnes engagées directement dans les murs gouttereaux et couronnées de chapiteaux à crochets, sauf un qui est orné de feuillages stylisés. Les bases, profilées de deux tores aplatis séparés par une rainure, reposent sur des socles cruciformes. Les fenêtres en tiers-point à double panneau avec remplage flamboyant, ont été refaites à diverses époques.

 

La chapelle seigneuriale s’ouvre sur la deuxième travée par un grand arc en tiers-point dont les moulures, présentant un bandeau accompagné de gorges, descendent presque directement au sol. Elle est voûtée de croisées d’ogives à moulures prismatiques, retombant sur des consoles ornées d’écussons mutilés, à deux épées appointées en pile vers la pointe de l’écu et une entre les gardes. Elle est éclairée par une large fenêtre en tiers-point à double forme et remplage flamboyant. Les voûtes à moulures prismatiques du chœur, étaient encadrées de formerets allégés par deux petites gorges. Les murs latéraux portent les traces de grandes fenêtres, et le mur de fond est ajouré de trois baies en lancette.

 

Dans la façade du XIIIe siècle, la porte (refaite) s’ouvre sous un arc trilobé ; elle était abritée par un porche, dont il ne reste plus que les corbeaux qui servaient de support au toit ; une petite baie en plein cintre est percée à la base du pignon. Les murs de la nef et du chœur sont épaulés par des contreforts saillants peu élevés. Le toit reposait sur une corniche dont il reste quelques modillons unis, au nord, et traces de grandes fenêtres apparaissent sur les murs gouttereaux du chœur. La porte de la chapelle s’ouvre sur une archivolte, en tiers-point décorée de crochets.

 

La cloche, placée sur une petite flèche d’ardoise, porte l’inscription suivante en lettres capitales romaines :

 

"L’AN 1710, JAY ETE BENITE PAR Mr ANTOINE FRANCOIS PERRIN PRETRE CURE DE CETTE PAROISSE ET NOMME COLOMBE Mrc P.SIMON PRE Mrc ET FABRICIEN DE L’EGLISE DE SAINTE COLOMBE."

 

On voit aussi sur le flanc de cette cloche de mauvaises empreintes de sceaux du XVe siècle.

 

Selon le livre de Jean Luc Chaumeil « Le trésor du Triangle d’or », la vieille église du XIIIe siècle de Sainte Colombe était un haut lieu de pèlerinage et c’est en cet honneur qu’un tilleul fut planté sous Henri IV.

 

Ce tilleul est une pièce rare. Planté par Sully, ministre du roi Henri IV, un premier février 1590.